Mihi Kim

20 rue clavel Paris France

c/o Flute Studio 01 53 38 63 43

Welcome to the official website of the french korean flutist Mihi Kim.

 

Back to All Events

Concert in Japan Cultural Center, Paris

  • MCJP 101Bis Quai Branly 75015 Paris (map)

Concert a la Maison de la Culture du Japon à Paris

パリ日本文化会館小ホール演奏会 http://mcjp.fr

 Le 4 juin 2014 à 18h30 / 2014年6月4日 18時30分開演(終演19時30分)

 

共催 パリ日本文化会館、日仏現代音楽協会

協賛 YAMAHA

Organisation  MCJP(Maison de la Culture du Japon à Paris), AFJMC(Association Franco-Japonaise de la Musique Contemporaine)

Avec le soutien de YAMAHA et les musiciens de l'Ensemble Multilatérale

 

Programme

プログラム

 

Akira Miyoshi 

三善晃(1933−2013)

Sonate pour flûte, violoncelle et piano

フルート、チェロ、ピアノのためのソナタ(1955)(13mn)

Toshirô Mayuzumi

黛敏郎(1929-1997)

"Bunraku" pour violoncelle 

チェロのための「文楽」(1960)(9mn30)

Tôru Takemitsu 

武満徹(1930-1996)

"Voice" pour flûte

フルートのための「Voice」(1974) (5mn15)

Toshio Hosokawa

細川 俊夫(1955−)

"Lied" pour flûte et piano

フルートとピアノのための「Lied」(2007)(6mn40)

Yûta Bandoh

坂東祐大(1991−)

Damier Material II pour flûte, violoncelle et piano

フルート、チェロ、ピアノのための新作 Damier Material II
(2014、création mondiale 新作初演)(10mn)

 

Musiciens de l'Ensemble Multilatérale

アンサンブル・ミュルチラテラル

Mihi Kim, flûte

Kazuko Hiyama, piano

Fumie Kato, violoncelle

 

Les compositeurs

Akira Miyoshi

Il commence à prendre des leçons de piano et de composition dès l'âge de trois ans. Par la suite, il étudie le violon avec Kozaburo Hirai. En 1951 il entre au Département de littérature française de l'Université de Tokyo. Sa sonate remporte le premier prix du Concours de musique japonaise en 1953, et son concerto pour piano le prix Otaka en 1954. Il part en France en 1955 pour étudier la composition au Conservatoire de Paris avec Henri Challan et Raymond Gallois-Montbrun, et est très influencé par Henri Dutilleux.

Revenu au Japon en 1957, il poursuit ses études de diverses disciplines jusqu'en 1960, continuant à composer de nombreuses œuvres qui lui valent la reconnaissance au Japon et dans le monde.

Toshirô Mayuzumi

Il entra à l'Université des Beaux Arts et de Musique de Tokyo juste après la Seconde Guerre mondiale, puis partit en Europe et entra auConservatoire de Paris. D'abord enthousiasmé par la musique d'avant-garde occidentale, il se tourna ensuite vers la musique traditionnelle de son pays et le bouddhisme, opposé à l'occidentalisation excessive du Japon à l'image de Yukio Mishima dont il avait fait un opéra de son Pavillon d'or. Il fut également un compositeur prolifique de musiques de films (une centaine environ), notamment pour John Huston (La BibleReflets dans un œil d'or) et Ozu (Bonjour)

Tôru Takemitsu

Premier compositeur japonais à avoir acquis une réputation internationale, Takemitsu a passé la première partie de son enfance jusqu’à l’âge de sept ans en Mandchourie, région chinoise occupée par les Japonais, où son père travaillait. Revenu au Japon, il poursuit sa scolarité jusqu’en 1944, date à laquelle il est mobilisé pour renforcer les bases japonaises en prévision de la prochaine invasion américaine. L’histoire politique du Japon depuis 1868 a oscillé entre l’intégration de la culture occidentale et des périodes protectionnistes de retour à la tradition nationale. Le contexte de la Deuxième guerre mondiale n’échappe pas à ce mouvement de balancier. Alors que la culture occidentale, et spécifiquement américaine, était totalement proscrite au Japon, le jeune Takemitsu, découvre au sortir de la guerre la célèbre chanson « Parlez-moi d’amour » qui l’impressionne profondément et dont il parlera encore avec émotion à la fin de sa vie. Il décide alors de devenir musicien et se forme en majeure partie de façon autodidacte, tout en recueillant parallèlement les conseils du compositeur Yasuji Kiyose. Bien qu’ayant été initié au koto par sa tante quand il était enfant, le jeune Takemitsu orientera clairement, dans un premier temps, ses choix en faveur de la musique occidentale aux dépens de la culture japonaise qu’il évitait consciemment : « Le Japon n’existait pour moi que dans un sens négatif. Du moins, quand j’ai décidé d’apprendre la musique occidentale moderne et d’en vivre, il me fallait rejeter le Japon » (Mirrors).
Nourri de musique occidentale écoutée à la radio, il découvre également les œuvres de Copland, Piston et Sessions, celle de Messiaen à laquelle il restera attaché toute sa vie, et se passionne pour les films de Capra et d’autres réalisateurs américains, prolongeant ainsi le goût prononcé de sa mère pour le cinéma. Après avoir écrit sa première œuvre marquante, Lento in due movimenti (piano, 1950), Takemitsu participe l’année suivante à la fondation du groupe Jikken Kobo (Atelier expérimental, 1951-1957), initié par le poète surréaliste Shuzo Takiguchi, et qui réunit des musiciens, poètes et plasticiens. Cela donne lieu à des concerts avec des expériences de relation entre musique et image (Joji Yuasa), et pour lesquels Takemitsu composera notamment Uninterrupted Rest I (1952) pour piano etVocalism A.I. (1956) pour voix enregistrées sur bande sur les lettres du mot « ai » (amour). L’expérience du « Jikken Kobo » marque irrémédiablement Takemitsu qui pratiquera souvent le travail en collaboration avec d’autres artistes, au croisement entre des formes artistiques différentes — poésie, théâtre, arts plastiques, etc. — et plus encore pour le cinéma. Il épouse en 1954 l’actrice Asaka Wakayama.
Comme beaucoup de compositeurs japonais, Takemitsu découvre la musique sérielle, la musique concrète et la musique électronique au début des années cinquante. Peu après la création du studio de la NHK en 1955 amorçant les premières œuvres de musique concrète et électroniques japonaises (Mayuzumi), Takemitsu compose des musiques pour bande (Static Relief, 1955), des musiques pour la radio et la télévision, et aborde le cinéma avec ses premières partitions dès Hokusai en 1952 (sa musique ne sera finalement pas retenue et c’est Kiyose qui sera crédité au générique).
À la suite d’une visite au Japon de Stravinsky, qui manifesta un intérêt appuyé pour le Requiem pour orchestre à cordes(1957), la notoriété de Takemitsu acquiert peu à peu une dimension internationale. Il remporte diverses récompenses dans le cadre de festivals de musique contemporaine. Bien qu’il commence à s’intéresser à la musique traditionnelle japonaise après avoir découvert le théâtre de marionnettes (Bunraku), Takemitsu continue à dissocier ses origines culturelles et sa propre musique qui reste étrangère à cette source. C’est le contact avec les idées de John Cage à la fin des années cinquante, puis la rencontre entre les deux hommes en 1964, qui le conduira à réviser sa position en l’incitant à renouer avec sa propre culture : Eclipse pour biwa et shakuachi (1966), dont la notation relève autant du graphisme que de la tablature, et surtout November Steps pour les deux mêmes instruments traditionnels confrontés à un orchestre symphonique l’année suivante, constituent les étapes essentielles de la réintégration de la tradition japonaise dans la musique de Takemitsu, qui culminera avec In an Autumn Garden (1973) pour un orchestre de gagaku.
Les années soixante-dix sont celles de la consécration pour le compositeur – il est nommé directeur du Space Theaterdans le cadre de l’exposition universelle d’Osaka en 1970 – dont le catalogue s’accroît de façon importante dans des domaines très divers. Il reçoit parallèlement de nombreux prix et honneurs internationaux qui ponctueront régulièrement ses dernières années.
La production de Takemitsu dans les années quatre-vingt sera majoritairement consacrée à alimenter les cycles « Waterscape » (Rain TreeRain SpellRain coming, etc.) et « Dream » (DreamtimeDream / WindowRain Dreaming) qui coïncideront avec une musique de plus en plus consonante et dont le point culminant sera atteint avec Quotation of Dream (1991). La réconciliation entre les cultures est symbolisée dans le concept de « mer des tonalités » qui apparaît comme le maillon esthétique et musical entre l’orient et l’occident.

Toshio Hosokawa

Toshio Hosokawa se forme au piano, au contrepoint et à l’harmonie à Tokyo. En 1976, il s’installe à Berlin où il étudie la composition avec Isang Yun, le piano avec Rolf Kuhnert et l'analyse avec Witold Szalonek à la Hochshule der Künste. Il participe également aux cours d'été de Darmstadt en 1980 et suit l’enseignement de Klaus Huber et de Brian Ferneyhough à la Hochshule für Musik de Fribourg-en-Brisgau (1983-1986). Klaus Huber l'encourage alors à s’intéresser à ses origines musicales en retournant au Japon les étudier de manière approfondie. Cette démarche double sera fondatrice d’une œuvre qui puise ses sources aussi bien dans la grande tradition occidentale – Hosokawa cite Bach, Mozart, Beethoven et Schubert parmi ces compositeurs favoris et n’ignore rien de Nono, de Lachenmann et bien sûr de Klaus Huber – que dans la musique savante traditionnelle du Japon, notamment le gagaku, l’ancienne musique de cour.
Toshio Hosokawa est invité dans les plus grands festivals de musique contemporaine en Europe comme compositeur en résidence, compositeur invité ou conférencier (Festival d’Automne à Paris, festival de Lucerne, Centre Acanthes de Villeneuve-lez-Avignon, Biennale de Venise, Musica Viva, Musica Nova à Helsinki…). Il collabore étroitement avec le chœur de la radio WDR de Cologne et est compositeur en résidence au Deutsches Symphonie Orchester pour la saison 2006-2007. En 1989, il fonde un festival de musique contemporaine à Akiyoshidai (sud du Japon) qu’il dirige jusqu’en 1998.
Son catalogue comprend des œuvres pour orchestre, des concertos, de la musique de chambre, de la musique pour instruments traditionnels japonais, des musiques de film, des opéras. Ses œuvres, privilégiant la lenteur, un caractère étale et méditatif dont la dimension spirituelle n’est jamais absente, sont souvent composées en vastes cycles (« Sen », « Ferne Landschaft », « Landscape », « Voyage » et « Océan »). Les thématiques du voyage intérieur et des liens entre l’individu et la nature traversent nombre d’entre elles (Concerto pour violoncelle et orchestre, 1997 ; Concerto pour saxophone et orchestre1998 ; Concerto pour piano et orchestre1999 ; Concerto pour clarinette, 2000).
Parmi ses compositions récentes figurent les concertos Chant, pour violoncelle et orchestre, créé en avril 2009 à Cologne par Rohan de Saram et l’orchestre symphonique de la WDR, Voyage X pour shakuhachi et ensemble, créé en juin 2009 par MusikFabrik, Concerto pour cor – Moment of Blossoming (2011), les grandes pièces vocales Sternlose Nacht – Requiem für Jahreszeiten (2010) The Raven, monodrame créé à Ars Musica 2012, les œuvres orchestrales Woven Dreams (2010), Meditation – to the Victims of Tsunami 3.11 (2012), un opéra Matsukaze créé à la Monnaie de Bruxelles en 2011 ainsi que plusieurs œuvres solistes.
Compositeur en résidence à l’Orchestre symphonique de Tokyo depuis 1998, Toshio Hosokawa est le directeur musical du Festival international de musique de Takefu et est membre de l'Académie des Beaux-Arts de Berlin depuis 2001. Il est également professeur invité au Collège de musique de Tokyo depuis 2004 et chercheur invité de l’Institute for Advanced Study de Berlin de 2006 à 2009. Il anime des conférences dans le cadre des cours d’été de Darmstadt depuis 1990.
Parmi ses nombreux prix, il reçoit notamment le Premier prix du concours de composition de l'Orchestre philharmonique de Berlin (organisé pour le centenaire de l'orchestre) pour Preludio ainsi que le Prix Irino pour les jeunes compositeurs à Tokyo en 1982, les Prix Arion à Tokyo et de « La Jeune génération en Europe » (Cologne, Paris, Venise) en 1985, les Prix Kyoto et Otaka en 1988, l'Energia Music Award à Hiroshima en 1995, les Prix des festival de Rheingau et Duisburg en Allemagne en 1998, le Prix du Festival Musica Viva en 2001 ainsi que le Prix Otaka pour la meilleure œuvre pour orchestre (Re-turning) au Japon en 2001.

Yûta Bandoh 

Né à Osaka en 1991. Il termine le lycée attaché à l'Université des Arts de Tokyo, puis la licence de composition à la même université. Actuellement il est étudiant en Master de composition à l'Université des Arts de Tokyo.

Il compose des oeuvres pour soliste, musique de chambre, orchestre etc. Il a récemment composé pour les émissions de la télévision japonaise.          

Il étudie la composition et le piano avec Teruyuki Noda, Akio Yasuraoka, Ichiro Nodaira , Masako Nakai.

Ses oeuvres ont été créées par Ueli Wiget(Ensemble Modern), Benoit Fromanger, Juliette Hurel, Douglas Bostock, Takafumi Fujimoto, Ken Takaseki, Philharmonia of Tokyo University of the Arts , liste non exhaustive.

Actuellement des projets sont en cours d'écriture pour l'Ensemble Muromachi, Izumi Sinfonietta Osaka etc.

Il a été récompensé par le Hasegawa Award(2012), et le Acanthus Music Award(2013).

Site web : http://yutabandoh.web.fc2.com

Earlier Event: April 12
Examens CRD Issy